envol – Ana Blandiana

De la maladie dont je souffre
On n’en meurt pas
On y vit –
Sa substance est l’éternité même,
Une sorte de cancer du temps
Se reproduisant en soi sans trêve
C’est une maladie impeccable,
Une souffrance continue comme une voyelle en verre
Laminée dans l’azur assourdissant,
Une chute
Qui, délibérément, parce qu-elle est sans fin
Est nommée envol.

Du volume « L’oeil de cigale » 1981

*

traduit du roumain par Cindrel Lupe

lire l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-r

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