Terreur d’enfant – Ilie Constantin

Tu reviens encore, terreur d’enfant,
Menace froide de l’obscurité,
Les murs ont le tissu rare et mouvant,
Par où de redoutables formes peuvent passer.

Croissantes ténèbres laissent aux absences
Contour de solitude – comme une mante
Dont le pan-ombre glisse en silence
Sur des vides tanières béantes.

Y sont des grandes fauves vibrantes par attente
Et patients serpents, ceints en maillons,
Même mes chiens qu’attendent à me vendre
À cette bestiale conjuration.

Et surtout sont celles-sans-visages,
Projections des êtres jamais nés,
Tout ce que ne peut pas exister, des orages
S’agencent comme pour me les montrer.

Oh, jeu des nerfs fiévreux aux nerves
Exténuées !
La lumière subite
Heurtant comme la lance de Minerve
Les formes apparentes qui palpitent ;

Au rythme de coeur encore pulsant
Sous le plancher suintent, déjà confuses,
Comme arrachées de leur milieu vivant
D’en mer fondent sur le bord méduses.

(1967)

*
traduit du roumain par Tudor Miricã
*
lire l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-1b

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