le soleil crie et tombe en feuillages – Virgil Mazilescu

le soleil crie et tombe en feuillages
dans l’unique parc de la ville
les enfants de la ville grandissent lentement
sans peur à l’ombre des nourrices
qui font du crochet ici depuis plusieurs décennies
les enfants de la ville grandissent – habillés
de l’écorce des tilleuls tondus comme les écoliers
les nourrices font du crochet vaillament pour personne
dorment-elles aux yeux de lapin pour personne
et moi par ici – glorieux et les mains aux poches
je regarde tout simplement
je sais qu’en automne il suffit de regarder
la distance entre l’arbre et la disparition

une heure après j’invente ce mot vert
comme ton oeil vert en trois mers en même temps

***

Du volume poésies – 1968

traduit du roumain par Tudor Miricã

*

lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-2U

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Virgil Mazilescu

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s