Angélus – Angela Nache-Mamier

Les torrents mordillent cuisses et chevilles,
Annoncent les couleurs directes de la vie.
L’enfant regarde les grands de ce monde.
Le paysan écrase un oignon,
Une tranche de lard
Sur le pain sec du partage,
Mange de ses trois dents,
Jette un regard rassuré
Vers la croûte craquelée de la terre,
Boit de l’eau dans la cruche d’argile –
Humble sphinx, terrassé de fatigue
Assoupi ….
Dans les bras de ces nobles
Meules de foin.
 
*
lire la version en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-3n

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