Une lierre tu sois – Nichita Stănescu

J’aurais mieux aimé que tu sois une plante.
Une lierre tu sois contre ma joue sonner
quand les froids courants du soir arrivent en pente
du ciel tout étayé sur une seule pensée.
Si je t’aurais su la chaleur, contre mon flanc,
de feuillages frémissante et scintillant,
qu’il sort d’un unique tronc notre moment
à deux rameaux la lune appuyant.
Et le fracas de la ville, plus différent et plus embu
comme faute de couleur la mer, en bas, aux digues,
qu’il sonne en arrêtant d’un coup
les piliers de la silence en avançant, prodigues.
Que j’entends d’une feuille, d’une racine,
j’aurais aimé une saison sévère,
quand les dernières glaces s’agglutinent
en elles-mêmes. Et n’ont pas de leur place et meurent.
*
traduit du roumain par Tudor Miricã
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-4O

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