Rarement l’automne – Tudor Arghezi

Rarement l’automne fut aussi plaisant
A notre âme ravie au seuil du départ.
L’herbe soyeuse est pâle le pré recouvrant.
Aux nuages les arbres tissent du brocart.
 
Les huttes ramassées, comme des jarres vermeilles
Au vin épaissi dans leur ventre pansu
Gardent la berge bleue des coulées de soleil
Dans la bourbe desquels l’or nous avons bu.
 
Les oiseaux noirs montent vers soleil couchant
Comme la fane malade du charme cendré
Qui en perd ses feuilles, les virevoltant
Dans l’azur moiré.
 
Celui qui veut plaindre, qui veut déplorer
Qu’il vienne écouter l’élan incompris,
Regarder le cierge céleste des peupliers
Enterrant son ombre sous la leur, ici.
*
traduit du roumain par Cindrel LUPE.
 
lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-5K
*
Ecoutez la splendide mise en musique de Tudor GHEORGHE :
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