Chaque jour – Romulus Vulpescu

Nous passons chaque jour à nous moquer
Des oiseaux, de la mer, de la tendresse
Sans y penser que pour les remplacer
Il ne nous reste qu’un désert de détresse.
 
Nous envahit la flemme d’une idée
Anéantie par une réticence
On y repense en milieu fermé
Qui interdit aux yeux toute jouissance.
 
On se tortille sur un drap morose
Si esseulés ensemble, par couardise
En nous trompant avec des bouches qui posent
De la scorie sur nos baisers qui s’usent.
 
On se retrouve trop nus et pathétiques
Sur une pas tolérable marche triste
Trop méfiants et seuls, trop désertiques
Pour savoir que l’amour encore existe.
 
Nous passons chaque jour à nous moquer
Des oiseaux, de la mer, de la tendresse
Sans y penser que pour les remplacer
Il ne nous reste qu’un désert de détresse.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-5V

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