Les ancêtres – Ioan Alexandru

Autant fût-elle si pauvre leur demeure
les anciens duraient plus et moins pesant
Près des parents vivant une vie entière
Une autre encore auprès de leurs enfants
 
Passé le jour ou leur succession
Se trouvait advenue en lieu saint
Gorgés de vie et de ravissement
Les aïeuls s’en allaient d’ici chantant
 
Apres avoir posé dans un lieu sûr
ce que pour l’âme notamment pesait
Tournés sereins leur face contre le mur
Vers le bon Dieu alors ils se rendaient
 
Ils ne voulaient mourir sans avoir pu
Léguer toute leur fortune aux vivants
Mathusalems pieusement barbus
Dans un millénaire, on n’en compte pas tant
 
Pour ne pas gaspiller le plus précieux
Des mondes, la beauté toute première
Pour la garder, il faut des êtres preux
Purgés par les brasiers des toutes ères
 
Qu’on ne l’oublie pas, qu’on se souvienne
Le mot traverse les siècles, perdurant
Tel la languette d’une cloche en airain
Plus elle le frappe, plus il est résonnant
 
Parmi la foule nous risquons le désastre
De perdre ce qui reste si pur en nous
Il suffirait de faire brûler les astres
Et d’entrevoir l’autre planète surtout.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-6l

 
 
Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Ioan Alexandru

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s