Les Cloches – Ioan Alexandru

Par tant de cloches au cou des nos troupeaux
traînées par terre depuis de millénaires
la terre est
la plus propre
larme
de l’univers.
Du plein mi-nuit jusqu’au plein mi-siècle,
s’il gèle, serrés ensemble nous réchauffons
pleurant encore.
Des larmes on en fait des cloches, les cachant
au cou des troupeaux, où la lune les ignore.
 
Au printemps nous semons sur arbres et rochers
la graine des cloches, et ruissellent en nature
oiseaux et fleurs chantant en leur patois
la même langueur de mort qu’on puisse nous dire.
 
Pendant l’été on cache les cloches dans une tour
les montant de biais aux cieux par-dessus les cimetières
tout effarés, et nous frappons pareil leurs coups
derrière Dieu, tous remplis de bonheur.
 
L’automne on retire les cloches des nuages sur la terre
Et les guidons sur leurs cordes tout au long du monde
régurgitant le feu et la mort lors du renouveau
leur blottissons les cendres et nos intimes chaos.
 
Mais le gel du noir hiver en nos parents descend,
les cloches bouillonnant dans chaque image,
la terre vue de si loin est une cloche étranglée
sur une énorme larme séchée près de la plage.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-6e

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