Seul et tout blanc – Darie Novăceanu

Seul et tout blanc, peu après la mi-nuit
sortant des étincelles des pavés, secouant
avec un seul et long hennissement
l’obscurité des arbres alignés sur les trottoirs
ainsi je l’ai vu, seul et tout blanc.
 
Seul et tout blanc, en s’avançant sans hâte
Au milieu de la ville, broutant irrésolu
trèfles pourris depuis les étals de la fortune
la selle embellie, seul et tout blanc.
 
Seul et tout blanc, les rennes libres,
éclairant le silence agenouillé au coin des rues,
frappant des sabots dans les arrêts de bus,
à l’heure quand les âmes cessent de voyager
même pas tenues par la main. Seul et tout blanc.
 
D’où venait-il ? A qui il serait ?
A un barbare d’il y à mille ans ?
A Bayazid ? Ou si jamais à Gengis Khan ?
Et il s’en allait où comme ça tout seul et tout blanc ?
 
Mais je l’ai vu : il a longé les rues dernières,
a contourné le lac, se perdant vers le nord,
trottant tranquille. Seul et tout blanc.
Je crains qu’il appartienne à une ballade jamais écrite.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-6u

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