Trois poèmes – Constanţa Buzea

MINUS
 
Quand je dors je suis aveugle
Quand je pense je perds l’ouïe.
Mais quand j’aime et quand j’y reste
Afin d’être là où je peux
Agencer un plus de moi,
Quels sens je perds,
Quel monde j’oublie ?
 *
PLEURS A LA PLUIE
 
Timide est le ciel quand dans les pluies il nage
Le bleu dissout, descend aux choses, n’est guère,
L’ombre imagine une valée amère
Aux étoiles privées de leur terre volage.
 
Je plains vengeresse, scrute le froid, c’est dur
Et sombre l’air qu’en mes poumons humer je veux,
Passa par pur hasard un temps heureux
En leur faussant aux larmes le contour.
*
 
EFFET
 
Mon âme, elle est une larme de mes rêves
Pas douloureuse et mal encore connue,
Tu es si seul fermé dans ma relève
Et sembles le joyau jamais vendu,
En haïssant son prix comme une trêve…
Par l’étroite forme de la perfection
Tu ne pourras jamais passer vêtu,
Ni réjoui par jugements sournois.
Une simple tête, pour toi comme une vertu
Aux longs cheveux adjoints depuis par moi
Et une gelée qui fige les clarines du filet
À travers duquel tu vois ta mariée.
*
Traduit du roumain par Tudor Miricã.
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-79

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