Deux poésies jumelles – Octavian Paler

le Feu
 
Elle n’est pas vraie l’histoire des hommes
qui auraient découvert le feu
en cognant deux pierres.
Le feu apparut autrement, lorsque la solitude du premier homme
se cogna à la première question,
quand un homme pensa muer ses blessures en espoir
éclairer ses mains
et la peur de lui.
Et si le feu ne fut qu’un moyen de lutter
contre les cendres,
quand les vautours descendent en nous
et nous craignons.
*
 
le Jeu
 
Il ne me restent qu’un coquillage et quelques pierres
comment bâtir une mer avec
et un rivage ou je me couche sur le sable
et comment me convaincre que je fus sur
un tel rivage
suivant heureux un oiseau
qui maintenant m’empêche de dormir ?
Un coquillage et quelques pierres
et un nom inouï
que personne ne comprend
et mon espoir de réussir
de ne plus le comprendre moi-même un jour.
La fête est finie,
j’attends la punition auprès des tribunes vides,
mais j’ai vu un nuage brûler à midi
et j’ai entendu la chanson qui agenouillait
les chevaux sauvages,
je te le dis, ce rivage n’est pas simple histoire,
j’ai vu le nuage et écouté la chanson
et avant de me vaincre
le soleil m’a rendu heureux.
*
traduit du romain par Cindrel Lupe.
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-7u

 
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