La fontaine de ce siècle – Adrian Erbiceanu

tellement de fange sévit en nous, que si
je trifouillais dans le temps – antipode,
la bourse s’avérerait toujours plus appauvrie
laquelle demande qu’en moi-même s’inféode ;
 
le puits finirait par donner moins d’eau qu’hier,
le silence déferlerait dans le val
en vague omnisciente, écrasant la lumière
jaillissant dans l’espace ancestral ;
 
toujours plus intenable serait la brûlure
sur les yeux clos – comme dans la terre des champs –
par crainte de l’hiver qui arrête sa parlure
sur ce déjà passé chuchotement
 
et il ne resterait dans l’esprit qui refuse
eaux stagnantes, lieux communs – moins qu’il n’y paraît–
sinon la Fontaine du Siècle, en guise d’écluse
servant le Mensonge mué en Vérité.
 *
traduit du roumain par Constantin Frosin
*
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-7L

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