une inclinaison vers l’intérieur – Ioana Geacăr

deux filles admirent la robe de mariée dans la vitrine
et avec le même éclat dans les yeux se regardent
l’une dit : c’est une tempête froide et les fleurs des arbres
sont remuées par la ville les fenêtres sont fermées et
les toits visent en bas
tristement
un tourbillon cosmique m’agite les tripes
des ténèbres soudaines me tirent en dessous
 
l’autre : de la ruelle de travers maman me
surveille les mains en jumelles aux yeux sa robe verte
est étroitement liée autour d’un poteau
son coeur dégouline sur le sein et revient
nous n’avons pas des fenêtres vers la rue
l’ombre des peupliers je la sens bruire chaque nuit
le ciel est très éloigné comme un dragon qui m’échappe
mais
ma tête a des pétales jaunes/ ma tête a des pétales
jaunes
 
une inclinaison vers l’intérieur
tu es l’herbe personne ne voit
ce que tu caches
 
enfilade de porches et d’arbres à côté des garages
crissement de grillons une feuille tombant le frou-frou des chats dans les bruyères
sortis à la chasse
 
un clown au visage jaune
et les lèvres très larges et rouges
s’arrache les larmes et les fourre dans sa poche
il est libre juste au temps
pour écrire au premier passant qui approche
des signes
sur une colombe en papier
 *
traduit du roumain par Tudor Miricã.
lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-8Z
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