Colin Maillard – Marin Sorescu

Allez on va croire tout ce qu’on se dit
C’est un jeu drôlement beau.
Tu me dirais : « Je t’aime »
Et moi je me réjouirais comme un enfant,
Comme si tu m’aurais offert un Laguiole
A manche en corne de veau.
 
Tu me diras clairement
Tout ce que tu cogiteras
Sur les voisins, sur l’univers
Et sur la pluie du ciel ;
Ou rien ne me diras
Et touts mes pensées acquiesceraient
Que c’est tel.
 
Et je te dirais :
« Sur cet ongle-ci tu portes un lac profond
et des mers sur chacun des bouts de tes doigts
Si tu les bouges à travers les jours miennes,
Des Niagaras tu soulèveras. »
 
Et d’ici le soir de mes paroles sereines
Une haute herbe pousserait
Qui de son pic le ciel traverserait,
Au bout se trouvant notre terre,
Où quelque graine de météore.
 
Et tu croiras mon herbe en la voyant éclore.
Tu la croiras en tout, aveuglement,
Et je croirai un pas derrière toi
Courtoisement.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
lisez l’original en roumain :
 http://wp.me/p1wz5y-9I
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