Note pour l’éternité de la pluie – Valeriu Pricină

Coupez le moteur et écoutez l’ondée.
Dans le train tirez la poignée de secours –
je payerai l’amende si le ciel coupe court
sous la couveuse de la mort les oeufs a rosée.
 
Torrentiellement de vie elle nous inonde,
une abondance trempée, de vive force,
celle-ci, amis, celle-ci n’est que l’amorce
dont la solive de ce monde nous répond.
 
Soyons plus dignes de cette marée qui dure,
que nous retrouvent les foudres sur le pré,
il y a là-haut un muet, un zèbe, un ange niais
embauché pour nettoyer les crèches de lavure.
 
Il pleut dans le désert. À la géhenne aussi –
sont dévêtus martyres de leurs habits vergés,
au paradis, de tant de pluie déjà, c’est saccager,
les plumes d’or décollent et tombent des lacis.
 
Il pleut comme dans les vieux récits de la Création,
sur toutes les auges de la vie d’un grain épais
qu’en haut soient plus intacts les murs et bien lavés
après la deuxième décollation.
 
Il pleut en profondeur et le stupide n’observe
que au dedans il pleut obstinément,
une lettre dans un verbe l’on voit déjà qui crève
et sa levée ressemble à une dent …
 
Une fois par siècle les pluies de sagesse s’élèvent !
*
Traduit du roumain par Tudor Miricã.
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-9N

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