Ars doloris – Radu Stanca

Il me faudrait une toute nouvelle souffrance
Pour accepter l’oubli que je m’entraîne,
Car dans l’orage seulement un autre orage
Assouvit, sur les roches, le bris des chaînes.
 
Il me faudrait une peine inégalable,
La vieille douleur je pourrai lors contraindre,
Seulement quand je pleurerai en silence
Pour ton silence je cesserai de plaindre.
 
De quoi t’étonnes-tu ? Il reste en moi la place
Pour un volcan qu’attend son éruption
Il reste en moi la place pour tout le vin
Versé, de coupe en coupe, en réunions.
 
Je suis plus spacieux qu’une blessure,
Plus vaste qu’aucune grotte de l’existence
Il reste peut-être en moi assez de place
En même temps pour toi et le silence.
 
Juste pour moi il ne reste pas de la place,
Moi seul ne me retrouve en ma propre âme,
Pour ça je veux une toute nouvelle souffrance
De quelle mon feu s’abreuve de sa flamme,
 
Pour ça je veux une toute nouvelle bataille
Laquelle ma harpe dans ses cordes puisse serrer.
Car seulement en brûlant dans mille brasiers,
Je n’en brûlerai plus sur mon ardent bûcher.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-ac

 
Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Radu Stanca

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s