La robe au fleur de l’âge – Diana Geacăr

En tant qu’esprit de l’arbre tu détiens tant de secrets donc
en automne il est impératif de te souvenir
que tu as une forme humaine :
la robe pourpre froufroute quand je sors
en promenade, touche en passant
les arbres, tombent en nuées
les feuilles et
des vagues de parents,
dans la librairie du centre ville :
cahiers de calligraphie et de maths, bouquins
avec une seule histoire ou plusieurs.
Cela dépend de l’âge de votre enfant.
Les souliers pourpres poussent la terre
et les cheveux ondoient dans l’air chaud, élevé
par les becs des oiseaux, encore plus haut
parmi les branches vertes, éclairées, qui secouent
leurs histoires dans le parc central, où
restent tapis les esprits abasourdis.
Comme dans une histoire sans fin,
je viens ici et j’enlace un arbre encore.
Les fillettes saupoudrent le trottoir opposé
de châtaignes qui à tout instant peuvent exploser.
Elles sourient ou rient en précipices,
lorsqu’elles se débarrassent des malices.
Je ne puis me souvenir du temps quand me souriaient
les personnes inconnues. Je me souviens seulement
le téléphone qui m’a fait
glousser et trembler.
Il m’a demandé si je l’aimais encore.
Eux ils m’ont demandé toute la journée
qui c’était et qu’est-ce qu’il à dit.
Je leur ai sorti c’était un faux numéro.
A lui j’avais répondu oh que si.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/s1wz5y-700

 
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