Hommage à Mircea Ivănescu (1931- 21.07.2011)

Mais il y a aussi des vrais souvenirs
 *
Moi même j’ai porté une fois un souvenir
dans mes mains, le serrant avec soin, pour qu’il ne s’échappe.
(il avait déjà glissé une fois – et avait roulé boulé
par terre. je l’ai bien essuyé, avec la manche de ma veste
je n’ai pas eu peur. mes souvenirs sont des balles –
ils ne cassent jamais. seulement s’ils m’échappent
des mains, ils peuvent dégringoler très loin –
et j’ai la flemme de leur courir encore après, ou même
m’étendre à mon bord, laisser ma main
s’allonger en bas de plus en plus, en pourchassant le souvenir.
vaut mieux que je prenne un autre. lui aussi pourrait être faux.)
moi même j’ai porté, donc, une fois un souvenir
dans mes bras – (et je pensais, en ricanant
mauvais, au livre célèbre où, je ne sais plus qui
portait sa propre tête à travers l’enfer, en s’éclairant
la route). et quoi donc ce n’est pas pareil ?
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-c1

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Mircea Ivănescu

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s