Deux poésies de Geo Bogza

Le Cauchemar
 
Comme si j’errais dans une ville de chiens.
Des chiens, rien que des chiens passaient dans les rues :
 
Les uns d’un côté, les autres de l’autre.
Tous trimballaient une mallette jaunâtre
Et passaient, imbus de leur être, à droite à gauche.
 
Ma surprise n’aurait été si grande
Ni la terreur qui me collait aux murs
Si de leurs regards appuyés
Je n’aurais compris que leurs mallettes étaient façonnées
En peau d’humain.
 *
 
Signes
 
Les genoux ramassés, les pognes serrées,
Dorment les bébés dans les ventres des mères,
Frêles points d’interrogation.
 
Le corps tout droit,  face tournée vers le ciel,
Dorment les morts au profond de leur tombe,
Rigides points d’exclamation.
 
Qu’est ce qu’ils auraient su ? Qu’ils sont définitifs !
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
*
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-dE

 
Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Geo Bogza

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s