Deux poésies – Octavian Paler

La nuit du Saint Barthélemy
 
Cette nuit se passera quelque chose,
les oiseaux ne se maîtrisent plus
et disent des prières
pendant que le vent cache des transparents couteaux dans les
arbres
et les étoiles sont insomniaques, toutes livides de peur,
il se passe quelque chose,
c’est la nuit du Saint Barthélemy
et j’attends que le vent envahisse la maison,
et me tue en raison de mes mélancolies.
 
***
 
La Mort de Socrate
 
Je suis seul,
Pourquoi vous tremblez ?
Et la sentence est lue. Pourquoi vous tremblez ?
Des paroles que je n’ai pas réussi à dire
dégringole le silence
en me rendant vieux.
Ne me demandez pas de mentir avec ces paroles
par lesquelles j’ai découvert ma mort.
Et je ne comprends vos frissons.
La poison est déjà prête.
Et vous êtes trop pâles
pour des meurtriers de bon aloi.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
*
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-dK

 
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