Sur la montagne – George Lesnea

Une lampée de vêpres dispersées dans l’eau.
Est-ce que les troncs brûlent constamment des cierges,
Que tellement de cire goutte de l’écorce ?
Rares éperviers l’âme aux aubes nous cherchent
Eloignant des fronts les épreuves de force.
 
Hier se fracassait la baie d’un arc-en-ciel
Recouvrant d’éclats l’herbe de la clairière.
Les moutons descendent de chez l’Eternel,
Le pelage d’agneaux est poudre de lumière.
Le berger remplit son flûteau de chant,
Pour le dire au feu, la nuit près l’étable
Des cimes un nuage esseulé, courant
Vient lui rapporter sa bure minable.
 
Clopinant en bas sur un bout de champs,
En cache, le sentier suit après les chiens.
Fait des pointes le vent aux habits seyants,
Frôlant les feuillages doux avec les crins.
Est-tu en demain, soit est-tu en tard,
Comme dans le sommeil d’un lointain visible.
Soit ici, soit là et pourtant nulle part,
Dans l’écho la cloche applaudit paisible.
 
La bergerie se cache en chansons passées,
Le lait et la brousse les ballades épaulent.
Eraflant les vêpres en feuillage poussées,
Tel un vieil instant, quelque feuille s’écroule.
Du lit de souffrance, le flétri avenir
Se remet debout, les soucis balaie
Et devant la meute des jours à venir,
Marche en ondoyant sa bure de soleil.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
Lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-e1
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