Septembre – Miron Radu Paraschivescu

Âme mienne, comment tu vas là,
Perdue dans ce monde bigarré ?
Laissant le soleil dans les denrées
L’été, un mât de feu, passa.
 
Une cigale crisse faiblement
Par le champ que j’ai traversé
Comme un mort qu’on a réveillé,
En tout j’m’égare, j’y suis pourtant.
 
Du vent du soir, ta voix portant
Je guette encore, toujours, l’idée ;
L’étoile brille dans la fumée
Des ces regrets, tardivement.
 
Tout choit plus bas et jusqu’à quand,
Resté seul, dans l’heure retardée,
Ne te vois plus, ne te connais
Par le temps que j’entends sonnant.
 
Oh, âme mienne, ressuscitant
Dans cette automne, lourde de pitance,
L’inextinguible ton enfance
La vois pousser en autre gent !
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
*
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-fo

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