La grand-mère de Petre Stoica

dans l’horloge il se fait très tard
 
Grand-mère est allée autrefois en Californie là-bas
les gens élèvent autres sortes de lapins qu’il est chouette
chez nous dans les Balkans grand-mère est revenue depuis longtemps
mélancolique regarde maintenant par la fenêtre
les dahlias sont des têtes de caniche de la courette
flotte un parfum de choux grand-mère était une femme
presque grande elle brillait comme les cuivres de la fanfare
du pavillon dans l’horloge il se fait très tard
et un bateau à vapeur sombre lentement
dans l’aquaforte d’en haut
*
 
grand-mère s’assoit dans le fauteuil
 
Je lance avec ma fronde sur les murs et tombent tel des feuilles
les vieux portraits oh qu’il est beau ce matelot
qui s’arrêta à Damas, flotte la poussière noire des années
mais grand-mère s’assoit dans le fauteuil n’en a cure
elle s’est accommodée des poèmes sans rime et le neuf
style de vie des piétons hâtifs grand-mère avait entendu
au mois de décembre même l’histoire de la bombe atomique
elle s’en fout que tout dans le monde subit des révisions
chaque fois quand on allume notre sainte télé
grand-mère s’assoit dans le fauteuil et regarde tranquille
le débarquement des éléphants l’année dernière
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
*
lisez les originaux en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-gi

 
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