Le peintre âgé – Virgil Carianopol

 
 
Le peintre âgé, amené à éclairer
Une sainte demeure comme on n’en trouve guère,
Mélange des éclats qui vont perdurer
Même après son repos dedans la terre.
 
Dans le secret d’un art pieux qui le hante,
Oeuvrant ardu, d’un élan éthéré,
Il cherche et puise profond en lui, bouillantes,
Les éternels couleurs qui lui manquaient.
 
Il monte souvent sur ses échafaudages
Pour peiner sur les voûtes, silencieux,
Tant sur les marches ses pas se suivent sages,
Que vu d’en bas, il semble gravir aux cieux.
 
Il peine de tout son être à outrance,
De plus en plus si pâle et si chétif.
Tant il en réussit, dans chaque nuance
Ressortir l’or en sa brillance native.
 
Très tard, quand il descend, en ses vêtures
Par la glaise et par les couleurs salies,
Il semble Dieu, tout barbouillé de peintures
Lorsque la Genèse Il avait accompli.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
*
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-gC

 
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