Tinca – Tudor Arghezi

Son panier ensoleillé,
Vissé sur la hanche, bien ceinturé,
Portait des gerbes d’yeux jaunes, aux cils arrondis,
Et des œillets de minuit.
 
dans son sein ambré
se mettaient à lorgner
Les messieurs souples de la tablée,
« – Qui encor veut les fleurs de la mariée ? »
 
He, Tinca, toi ! les babouches en taffetas,
Colliers, boucles, Nastase ne t’en donnait pas
Sur chaque doigt un anneau joli
Ne t’en a pas serré de ses mains, lui.
 
Qui a pétri l’ébène de ta chair
Et a bu ton soupir mensonger ?
A qui as-tu donné, fille, pour le connaître
Le royal profond de ton être ?
 
Qui a délié tes nattes à la senteur d’amadou ?
Qui t’a ôté la chemise, la chaussure ?
Qui t’a caché la chevelure
Fou,
dans ses bras noueux et velus,
Te faisant frissonner brûlant et ardu ?
 
Tu n’as jamais dit
Nenni
Où tu passais ta nuitée,
Douce pute, au muguet de mai !
 
Vois-tu, Nastase le bagnard
Une seule fois il t’a pénétré ;
Et là en entier,
De tout son poignard.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
*
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-gK

 
Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Tudor Arghezi

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s