Cubes – Tudor Cristea

Elle vient.
Elle vient et l’air se solidifie autour d’elle
(souvent je décris de tels petits miracles
dépourvus de sens)
l’air se transforme en cubes transparents
et tombe à ses pieds ;
elle vient par les cubes transparents
en se multipliant. Par son propre corps
se multipliant.
Elle vient du passé ou du futur,
de plaine ou de colline,
et le passé et le futur se transforment
en deux cubes
(la colline et la plaine se transforment en deux
cubes transparents) à travers desquels tu peux regarder le lointain, dans lesquels
tu peux entrer et desquels
tu peux sortir (je me rappelle :
j’ai pénétré ce matin-là dans la halle
personne n’y était
dans le rêve
l’automate battait en cadence
câbles, roues graissées, huile et fraîcheur,
cette tâche – sang ? – sur les carrelages froids,
vapeurs et sel, l’automate battait, seule cette tâche
humide, gluante et
plutôt son contour, t’as eu un frisson, tu as relevé
ton col en fourrure, la touche veloutée
je l’ai sentie) et voilà, maintenant
elle vient, avance sa bouche
vers ma bouche, me touche de la fleur. Mais qui
est-elle ? Moi, qui suis-je ?
*
traduit du roumain par Tudor Mirică
*
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-hl

 
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