Deux poèmes – Grigore Hagiu

graine d’étoiles
 
Mettons de nouveau l’ordre dans les pensées,
pensons encore ce qu’on a réfléchi
avec un mot plus tendre et ralenti,
sortant le paysage hors des rangées.
 
De tout ce que mon cœur avait fourni
qu’une branche, un épi, sorte en pointe des chants
amas de tant de forets et de champs
élevés derrière moi, que j’en ai tari.
 
Le bruissement trouve sa limpidité,
qu’il puisse attendrir la fermeté
d’une passion, d’un silence, d’un idéal ?
 
En haut les hérons suivant leur entité
en vastes cieux ramant l’immensité
me semblent encore la graine des étoiles !
 
*
nu, nudité d’un serpent
 
en silence
je peinais de m’enrouler encore
dans ma propre peau
j’en tirais dessus
drap de lit couette couverture de caserne
sur ses bords
mais elle
se rendait de plus en plus petite
à ne plus me contenir
devenait comme un mouchoir
comme un sou en cuivre
se sépara de moi
avec l’aisance de la feuille
tombant de l’arbre
en automne
nu
presque dégoûtant
nudité d’un serpent
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-iD

 
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