Croquis – Dimitrie Stelaru

J’avais vu jadis un artiste qui jetait la poésie, les pétales frêles de la parole, avec les mains, avec les pieds, avec les cheveux et je me suis écroulé dans la poussière comme un tapon-hanneton occis par la non-pensée de l’acteur.
Pensée n’en avait-il point.
Quand je me suis réveillé de ma chute en fin de la nuit j’ai pris le livre de poèmes et j’ai lu les strophes déclamées par le nommé renommé acteur – paisiblement les ai-je lu, rassemblées autrement, et j’ai vu les paroles qui élevaient gloire aux fleurs humaines, je leur ai vu l’harmonie jaillir des cimes de la solitude du cœur.
Et si les noces du poète, sans piano tzigane, ne seraient que la fonction suprême vers la propreté, la pureté, parmi tant de fautes ?
Son mot chacun le veut une Ascension :
 
Hé ! Je dois courir,
courir comme un lion
dans les forêts vierges de la poésie.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-iM

 
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