François Villon – Nicolae Labiş

Nain au sourire tragique, en toi chaque fois je puise,
Quand la fatigue arrive, un cordial ravivant –
Dans le feu de ta plume au bec leste qui s’aiguise
Dans la cruelle révolte du sabre pendu au flanc.
Sur tes lèvres coulèrent le vin et chant en vagues
Rempli d’une impatience joyeuse et épocale,
Plus riche qu’un madrigal taillé par ton rival
D’un froid brillant, en noces, sur un verre bancal !
Sous les cordes des potences tu maîtrisais un monde,
Nageant tu traversais les océans poétiques –
Fleurs blanches et fleurs noires sur tes prairies abondent
Désenchantées par Marthe ou Margot la lubrique.
Même après tant de siècles, tu secoues ta colère,
Terrifiante, âpre, des longues pointes portant –
Et dans une féerie d’éclairs de dagues et sabres
Tu ris toujours sous les plis des ces neiges d’antan.
Accorde-moi, qu’à tes pieds je déroule avec zèle
Ce poème balkanique –pour toi tapis d’honneur –
De ta vie, chaque seconde en sera éternelle
Par ton sourire tragique, vibrant dans ta ferveur.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-iZ

 
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