Migration – George Alboiu

Les enfants inondaient les ruelles du village,
dans telle maison même les mères entraient
leur caressant les têtes comme si
depuis toujours ils seraient leurs.
S’étonnaient les femmes, s’étonnaient les hommes :
ce jour des enfants arrivent plus que d’autres fois,
la terre est trop raide, à chaque pas
de sa chair jaillit un enfant.
Il est vrai que, les soirées de flânerie
une âme se détournait vers le village.
Le silence de la plaine coulait en haillons
et le village se penchait vers eux
les prenant dans ses bras l’un après l’autre.
Mais la nuit, de leurs couvertures, les mômes
sortaient et couraient en silence dans les champs,
se raccrochaient en sarments, en buissons, en arbres
et après avoir rêvé assez
revenaient perplexes et ensommeillés.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-je

 
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