L’Antiprintemps – Adrian Păunescu

A quoi bon le printemps arrive
S’il reste autant d’hiver en nous
Que mars peut s’en aller avec tous
Ses hérons d’où il est venu
En nous l’hiver seul a la place
Nous givrons dans l’ultime gelée
En tâtonnant les trous en glace
Tel esseulé vers esseulé.
 
Et viennent depuis les contrées chaudes
Hérons de l’automne qui passa
Et qui construirent en toit des niches
Puis près de moi tu n’y es pas
Des neiges plus graves que la mort même
Etaient et sont, seront, sévères
Chez moi dans l’âme c’est la tempête
Et viennent des fous aux sports d’hiver.
 
Et neige jusqu’à bout de manche
La neige pénètre dans mon vécu
Une danse de bonshommes de neige
Qui faire d’étreintes ne peuvent plus
Chez nous l’hiver est si durable
Deux anciens malheureux amants
Reprends ta fleuraison, le printemps
Et tous tes hérons émigrants.
 
Printemps, mon passé futile
Ne viens pas, t’es inutile
Tu peux partir c’est le gel
L’hiver éternel.
 
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-jY

 
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