L’oiseau sacré – Lucian Blaga

 
transfigurée en or par le sculpteur C. Brancusi

Dans le vent par nul engendré
te bénit un Orion hiératique,
larmoyant sur ton entité
sa géométrie haute et séraphique.
 
Jadis aux fonds de mer tu habitais
le feu solaire contournant de près.
Dans des forêts flottantes tu as lancé
un long cri au-dessus les eaux premiers.
 
Oiseau es-tu ? Ou tocsin par le monde montré ?
Ton être l’on nommerait, calice sans poignées,
une chanson d’or tournoyant
par-dessus notre peur d’énigmes trépassées,
 
perdurant en ténèbres pareil qu’en histoires
au sifflet d’un vent imaginaire
tu chantes pour ceux que leur sommeil vont boire
des noirs coquelicots sous la terre.
 
Phosphore gratté sur des ossements vieux
nous semble la lueur qui sort de tes yeux verts.
En écoutant des aveux silencieux
sous l’herbe du ciel l’envol tu le perds.
 
De l’éthéré des midis voûtés
tu trouves dans les tréfonds les mystères.
Elève-toi, sans jamais t’arrêter,
mais ce que t’aperçois ne nous dévoile jamais.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-kv

 
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