D’amour – Alexandru Andriţoiu

Oh, c’est plutôt le soir que je t’adore,
quand incertaines les choses me paraissent,
quand les volets se ferment d’un bruit plus fort
et les lierres font preuve de leur souplesse,
 
quand le mystère des arbres devient plus grand
et quand les sources susurrent pour l’ambiance,
enréjouis-moi ! Et apparaisses maintenant,
même si tu seras ci bas en mon absence.
 
Te montres de nouveau à moi inquiète
comme les eaux par clair de lune enviées.
Une goutte des mers dans mon oeil se reflète,
car mers et larmes sont pareillement salées.
 
Rappelle-toi d’un pauvre vieux dactyle,
d’un petit fragment fragile de poésie
que je te l’ai une fois passé, subtil,
sur un papier attentivement choisi.
 
Le soir est tendre comme un élixir
les arbres ressemblent à des tours paisibles
et le ciel, comme la chlamyde d’un émir,
luisit pour notre entente impossible.
 
Oh, c’est plutôt le soir que je t’adore,
femme, restée depuis inaccessible.
Quand tu me lis, quand je te lis encore,
tu m’es comme un signet en soie sensible.
*
traduit du roumain par Tudor Mirică
*
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-kQ

 
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