Poème – Radu Stanca

Tu resteras en moi même après m’avoir quitté,
Aussi impénétrable, puis désirable aussi,
Une sorte d’île étrange de routes et sentiers
Qui nulle part ne ramènent ma piètre flânerie.
 
Tu resteras en moi-même quand tu essaieras
Rejoindre la forêt et là-dedans t’égarer.
Vois ! Ta trace est creusée dans ma rêverie à moi
Et je peux, quand me plaise, la suivre et la chercher.
 
Je te retrouverais malgré toute ton opposition,
Et je saurais le lieu où tu t’abrites furtivement.
Ma rêverie ressemble au soulier de Cendrillon
Qui n’acceptera que ton pied svelte seulement.
 
Tu resteras en moi même après ton envolée
De mon cœur noir, tel l’oiseau qui de sa cage s’enfuit.
Mon étrange tristesse même en nues saura viser ;
Ma tristesse vise toujours beaucoup mieux qu’un fusil.
 
Je te trouverais n’importe l’habit que tu changerais,
Combien de masques tu mettrais afin de m’égarer.
Ma rêverie – en centaines de milliers te trouverait.
Ma peine – en centaines de milliers te connaîtrait.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-lM

 
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