Deux poèmes – Horia Zilieru

Saintchrêmonction
 
entre profane et sacre porté à main
Emerge de par les bords de la cité
en la seconde lourde bâtisse marqué
Vestiges d’un épisode ancien
 
Sans David le psalmiste.  en nuitées
Au nord de la paupière basses-runes réitère
L’agave de l’aurore de poussière :
L’accoutrement surréaliste d’emblée.
 
Sous les pas sourds le volcan étouffé
Délivre sa opaque repentance
« Lié aux cieux c’est moi le profané »
 
la haute béquille encore les concilie
Le moult-resté en arrière lever
Et le trop-près – en s’avançant – coucher.
*
 
Axios! Dignus est!
 
Délie-moi valachie qui me fus vouée
Par cette tour Babel archaïque tyran
Chamane extraterrestre / pour moi crâne.
Corbeaux hérétiques secouent leur livrée
 
Et sur les clochers dans une étrange danse
De ma serre j’écris en hittite des versets
Perdis-je la bonne samaritaine enrouée
Tel mont qui porte uranium en sa panse
 
Les tremblements et l’inspirée lave :
Moldave boréale / agrandissement.
Et dans la flamme de l’angle une pierre esclave
 
En contournant de loin la loi espère
Par des tournures d’ascèse éphémère
Des corps un méta / recommencement.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-m8
 
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