Méditation en rythme de marée – A.E. Baconsky

 
photo Cindrel Lupe
 
Rien qu’en silence et pensant seul par toi-même à tout,
t’arrives à comprendre que de tous tes souhaits peu en restent près de toi,
rien que voyant comment s’allument – s’éteignent dans la nuit
tous tes sentiers égarés – rien qu’en laissant
que leur poudre t’envoûte tu sauras à la fin
que le regret est le jaune serpent qu’en rêve
tu entendais comme la rivière s’endormant à tes pieds,
s’endormant et encore se réveillant. Sans parole, sans cri :
la route que tu as foulée, que tu le cries, que tu le siffles,
ne retournera vers toi ; sa boule noire et brune
quelqu’un l’a jetée dans l’océan. Plus que tout remord
le silence est meilleur. Rien qu’en silence et pensant par toi-même
tu arrives à comprendre que le passé est une maison déserte,
pour tous
tes péchés le salut est dans le temps seulement, rien qu’en rouge,
est en hommes seulement, dans leurs faits. Silence derrière !
Tout est seulement là-devant, tout est en face. Cours et oublie,
ce que tu n’oublieras te suivra en même temps que la harde
de cerfs transparents, qui peut-être sont tes rêves.
Tout est rien que devant, le tout, les années
qui brûlent et t’accueillent en chemin.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-nj
 
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