Deux poésies de Lucian Avramescu

Oyez, oyez …
 
trop d’acteurs sur le podium d’une réplique
cria le metteur en scène hors de lui,
trop de metteurs en scène sur la clavicule d’un condamné
cria l’acteur se déshabillant de son rôle,
trop de spectateurs pour une seule messe
cria l’ange venu faire un contrôle,
trop peu de souffleurs pour tout cela
chuchota le diable en tirant le rideau
*
Un ange de femme
 
diable, j’ai dit,
tu as mal à la dent de sagesse
moi j’ai mal à la dent de l’amour
diable, j’ai dit,
tu as mal au verni de tes ongles
moi j’ai mal à la dent de l’amour
diable, j’ai dit,
tu as mal à la beauté d’une autre
moi j’ai mal à la dent de l’amour
diable, j’ai dit,
tu as mal seul le diable sait où
moi j’ai mal aux peupliers de l’amour non partagé
diable, j’ai dit
et quel ange de femme elle était.
*
 
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-nt
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