Deux poésies de Dan Galbina

 
L’Absence
 
Cette pensée même me brûle la racine des cheveux
 
… Il se trouve partout
mais cela veut dire absence,
voilà une vérité comme une geôle bâtie par le détenu,
en vain les fidèles viennent et font, du marteau-piqueur,
des trous parfumés dans le ciel.
 
Montre-Toi
sois face à moi
j’exige une courte présence
comme l’éclat du sabre touchant le cou du condamné
je te demande une présence brève comme un haïku,
viens par trois fois
 
Vous, Tézigue, Toi !
et pourtant et pourtant
un vent s’adoucit
entre Il est
et je suis.
*
 
Portrait
 
Ce poème s’écrit tard
lorsque tous sont partis ou plus personne n’est en vie …
… j’essaie de sortir, de ma bouche
et je me cogne durement des dents …
que nous étions beaux et complaisants
avec le paradis tout près, à portée de la main.
Pourvu que tu viennes enfin ma doué
afin de bien clouer mon portrait.
*
 
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :
 
http://wp.me/p1wz5y-nx
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