Le sentiment des jours – Romulus Vulpescu

La guerre commence toujours un dimanche vers dix heures du matin
Et, si le temps est clair, jusqu’au six heures du soir, plein d’héros ont péri.
Pour la paix, la sobriété est de rigueur, un air pas trop câlin :
La paix se conclut à l’aube, d’habitude à cinq heures, un jeudi.
 
Les femmes désirées s’offrent aux trois heures de l’aprème, un lundi :
C’est là qu’elles abandonnent contraintes, affaires, conventions.
Un peu tristement, voire lointain (la raison ne put être établie),
Elles prennent congé au vermouth, vendredi treize heures, après collation.
 
Les enfants naissent plutôt – je remarque – mardi en soirée :
L’heure qu’ils préfèrent vers sept heures et quart – asses hâtif.
Samedi vers quatre heures des parents on se sépare,
Les accompagnant pour un voyage plutôt long et, sûrement, définitif.
 
Mercredi seulement, les heures traînent, en attendant :
Mercredi seulement l’indifférence me guette et sans aucun atout.
Mercredi seulement je partirai, en heure sans temps, chais pas quand :
Mercredi seulement il ne se passe rien du tout.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-pS
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