Journal d’automne augsbourgeoise – Ioana Geier

La pluie allongée sur les pins
des bourdons en différentes directions
des voix entrant-sortant par
la palissade bien ouvragée
 
mon sang gelé dans les films
avec un mâle minuscule
 
quelque part ma mère ramasse
du millepertuis dans le fauteuil aux ressorts cassés
devient sa propre parente
et boit le thé
 
***
L’air porte des vertèbres tyranes –
entre les cloisons olive
inconnue une araignée descend
le maître apprivoise le domestique
en le rendant sauvage
 
des anges difformes puisant la vigueur dans son sang
accrochent sur moi leur vécu
je ressens à l’intérieur
un ordre différent
 
***
la distance du léopard disparaît subitement
entre l’état de veille et l’état de sommeil
ton signe sur des roues magiques
les bas dorés dans la métamorphose du chaos
grain de sable son de feuillages
encore des feuillages
je grimpe brûle en fleurissant
en dimensionnant les cendres
 
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-qr
Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Ioana Geier

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s