Le Cantique de Memnon – Aurel Sibiceanu

 
Ta beauté anéantit la fleur de l’acanthe :
béquille à moi, racontée sur tant de sentiers …
 
Je suis si fort, je me dis, que les dieux,
nos riches frères, ont des figures de poussière,
des armures en herbe ont-ils, et la fin du monde
en moi l’oublièrent-ils, avec des pudeurs de potier.
 
Ruine hors du monde, la fleur d’acanthe,
qu’elle peut être douce une seule tienne caresse,
ou l’ombre d’une pierre céleste
dont les lions s’abreuvent sur les sentiers humains …
 
Bouquineurs dans des siècles chercheront
dans les signes de la pierre, démêler les propos,
les liseurs de signes trouveront sur les seuils
des firmaments, le lieu même où la poussière
avec ma piètre tempe je ne puis endiguer …
 
C’est bien de toi que je cause, mon amour, ou de la peine
de l’inconnu maçon, qui à l’orée des sables
perdit le Cantique de Memnon, le troyen
ceinturé d’acanthe, comme les oiseaux
écroulés des cieux ?!
 
Il n’y a pas un qui sache mettre discours dans la bouche
et à l’horizon une âme je ne trouve, même pas
autant que la lumière filerait sur les dalles …
 
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-rp
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