Vieille chanson pour la nouvelle lune – Nichita Stănescu

 
 
Sortit à la rencontre de mon coeur
sans but, de sous les trottoirs, Le Seigneur,
mais le soir, lourd d’étoiles et de gadoue
brûlait si fort et je ne le connus.
 
Les lampadaires avaient odeur de cendres
clignotant comme les yeux de matous, tendres
mon pas lourdaud, pesant se poursuivait
… et j’sifflotais, juste pour ne pas pleurer.
 
Mais je croyais que p’t’être les vers placides
ne croissent pas dans les yeux déserts et vides,
ni dans le sourire mien, le non-rendu
et je croyais encor n’être pas mouru.
 
Sortit à la rencontre de mon coeur
sans but, de sous les trottoirs, Le Seigneur,
mais je ne le connus et, vide pensant,
passai mon chemin plus loin, en sifflotant.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-ug
 
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