Poésies – Constanţa Buzea

 
candeur de fille et peccabilité de femme
 
pas de début ni terme pour l’ardeur
pirouetté sous l’étoilé moment
imperturbable pas des sens
feignant échauffement froideur
 
alors maintenant en enfanté répit
jadis mais quand durant le temps en doute
espoir entre raccommodage et déroute
pourtant tu viens sans arriver ici
 
pourtant tu passes et troublement nous brises
splendeur-inquiétude émotions hantises
dans l’inextinguible agression d’une flamme
 
alors q’la peur et la pudeur feront valoir
au face entre les dieux et vers les moires
candeur de fille et peccabilité de femme
 
 
******
 
elle dit et croit en ce qu’elle dit
 
tu éteins les étoiles de la mer
avec tes ailes maudites
et la lune qu’en deuil elle fondit
et le soleil qu’il devient amer
 
un cri un bruissement un trille
y’en a autour des signes bandits
elle dit et croit en ce qu’elle dit
sur un jour quand tu pleuras humilié
 
ils ne se presseront te ramasser
de la soif et de son sans habits
en leur pitié ton corps fragile
 
ni la prière ni le tendre prédit
en demandant toi de ne pas s’venger
ni ton enfant comme un ange nubile
 
*****
sommeil dans le vide renversé
 
et de nouveau l’air est plein
des feuilles la torture égouttée
ne restes comme elles captif
décroche-toi mon âme serein
 
en contournant les branches de l’if
en contournant le branches du sapin
à elles fais-toi voisin
et endure ce qu’il y a d’endurer
 
ne crois pas ou crois à peine
que sans y être tu seras oublié
tel un sommeil étranger qui t’amène
 
sereine ténèbre de l’if
et noire lumière de sapin
sommeil dans le vide renversé
 
 
******
 
retour au miroir des noms humides
 
le même magique jeu rond aux gouttes
sur le lac blanc de nuages limpides
retour au miroir des noms humides
des feuilles parlantes feuilles à l’écoute
 
méconnaissables lorsqu’absoutes
elles rament en hêtre en tilleul et en bouleau
lumières et ombres dans un étrange berceau
longues de l’automne jaunes minutes
 
quelle perte dans l’adjonction des voûtes
et quel contour et coulpe dans la cerne
un sentiment comme d’un final qui vide
 
et l’impuissance qui nous concerne
dans ce répit de peurs et de déroutes
sans aucun signe qui par hasard nous guide
 
*
traduit du roumain par Tudor Miricã
*
Lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-uL
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