Lucian Blaga
L’âme du village
 
Petite, mets tes mains sur mes genoux.
Je pense que l’éternité naquit dans un village.
Ici, toute pensée advient plus lente,
même ton coeur palpite plus lentement,
comme s’il ne battait pas dans ta poitrine,
mais quelque part au profond de la terre.
Ici guérit la soif d’absolution
et si tu t’es mis les pieds en sang
tu vas t’assoir sur un seuil en glaise.
 
Tiens, c’est le soir.
L’âme du village flotte à nos côtés,
comme un arôme timide d’herbe coupée,
comme un revers de fumée des chaumières,
comme un jeu d’agneaux sur des hautes tombes.
 
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :
 http://wp.me/p1wz5y-v1
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