L’apocalyptique foire – Gheorghe Tomozei

Pour un minaret de la Sainte Sophie
j’ai payé quatre exupéris.
D’un seul exupéry
tu peux avoir le cercueil à la sainte Zénobie.
– C’est combien ces flacons ?
– Deux aragons.
– Nous avons saphirs, arcanson, boileaux
et d’autres joyaux :
un chénier, à la manche gravée
et une sarraute pour trois cavaliers.
– Ça vaut trois beaux chevaux ?
– Ça vaut !
Pour un butor tu auras un paquet de cinabre
et des ciseaux pour la barbusse de fabre.
On a aussi des bossuets camus.
– Veux-tu pommade fortifiante, vin chrétien de Troyes ?
– Je veux !
– Tope là !
Des filles en leur miséricorde
chantent à des villons à trois cordes
dans du torride midi le chaux
le conte des trois petits cocteaux.
L’éventaire aux poissons
se recuivre aux fénelons
et
on continue après la mort le jeu
à la foire des adieux !
Nous avons tout ce que tu veux
et veux pas
du bellay
au derridas !
Poètes, généralement sans embout,
mais surtout dépourvus de sous,
les voilà devenus, amuïs,
or, cerf, maïs.
les voilà en pléiades
aux os d’amour malades
les voilà sur le trône
à Byzantion.
La nuit, comme des fauves,
se jettent sur les fées des alcôves
en les embrassant sans contenance
à la france…
*
traduit et adapté du roumain par
Tudor Mirică
*
lisez l’original en roumain =
http://wp.me/p1wz5y-8j
 
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