Archives mensuelles : novembre 2013

Chanson – Traian Furnea

 
Ma tellement douce aimée par ce printemps bizarre
Tel un ivrogne la ville se penche vers la gare
Les aiguilleurs se tordent de rire car je portais
En t’attendant, un maître poignard bien enfoncé
Ma tellement douce aimée par tant de lune cachée
Je casse la vitre des postes d’une boule de rosée
Les postiers s’esclaffent car attendant courrier
Depuis ma chair s’envolent à nulle part des échassiers
Ma tellement douce aimée par l’herbe foisonnante
Sous la terre lourde un jour tu me perdras vraiment
Et je me marre moi-même quand jour de Pâques viendra
Faisant l’amour aux autres de moi t’accoucheras.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :
 http://wp.me/p1wz5y-vO
 
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poème – Doria Sisu Ploiesteanu

 
 
lorsque la nuit passes les brûlants ténèbres
lorsque le vieux noyer se montre en rêve
en ombres te modèlent les songes sans trêve
et plus aveugle et muet tu t’imagines
à la trace de ces yeux qui te dévissent
telle une proie est la vie qui te reste
non pas un bouclier pour s’y blottir
oh, trop grandes rampes avec de sourdes marches
devant moi des vaines voix avez posé
le cœur refuse toute obédience
en pierre elle se veut que le vent l’estime
oh, crus noyaux on foule le baiser craque
une vérité d’humanité chantonne
et l’âme semble vider le corps comme si
plus déséché voudrait-il être dedans
le serf que je suis au pouvoir proscrit
cache sa colère dans des grandes silences
oh, toi mon cœur en pierre tu es vraiment
reste avec moi me dire tes boniments
sur le sort si malin qui là nous guette
ou sur l’amour qui brûle dans les printemps
et ne regarde à travers cette épaule
trop alourdie sous les cailloux de la vie
écrase les serpents qui s’amassent et sois
c’que tu n’es pas, ni de la mort l’annonce
 
***
 
traduit du roumain – Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-vL

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L’ombre de la rivière au ciel – Mircea Florin Şandru

L’ombre de la rivière au ciel, glissant avec la rivière,
L’ombre des nuages au sol, sur la verte plaine,
Et la plaine elle-même portant son ombre sur l’eau,
L’arbre devant la fenêtre,
Tremblant, de ses écailles vertes,
Portant son ombre sur la pierre,
L’ombre de l’instant s’éteignant dans le sable,
Celle de l’oiseau qui tombe, ensuite remonte
Dans la clarté. Marchons en douceur
Dans cette journée, car elle nous a été donnée
Et un autre pareille ne sera plus.
Comme un blanc essaim tombe la lumière,
Sa fraîcheur nous affuble
Tel le manteau d’un invisible pèlerin.
Parmi les choses nous vaguons,
Parmi leur formes changeantes
Elles se taisent dans une langue inconnue,
L’ombre de notre corps scintille
Nous suit toujours, comme si Quelqu’un d’un autre Temps
Inquiet nous recherche,
L’ombre de la rivière au ciel, glissant avec la rivière.
*
Traduit du roumain par Cindrel Lupe.
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Lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-vG

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