poème – Doria Sisu Ploiesteanu

 
 
lorsque la nuit passes les brûlants ténèbres
lorsque le vieux noyer se montre en rêve
en ombres te modèlent les songes sans trêve
et plus aveugle et muet tu t’imagines
à la trace de ces yeux qui te dévissent
telle une proie est la vie qui te reste
non pas un bouclier pour s’y blottir
oh, trop grandes rampes avec de sourdes marches
devant moi des vaines voix avez posé
le cœur refuse toute obédience
en pierre elle se veut que le vent l’estime
oh, crus noyaux on foule le baiser craque
une vérité d’humanité chantonne
et l’âme semble vider le corps comme si
plus déséché voudrait-il être dedans
le serf que je suis au pouvoir proscrit
cache sa colère dans des grandes silences
oh, toi mon cœur en pierre tu es vraiment
reste avec moi me dire tes boniments
sur le sort si malin qui là nous guette
ou sur l’amour qui brûle dans les printemps
et ne regarde à travers cette épaule
trop alourdie sous les cailloux de la vie
écrase les serpents qui s’amassent et sois
c’que tu n’es pas, ni de la mort l’annonce
 
***
 
traduit du roumain – Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-vL
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