Archives mensuelles : mars 2014

CHANT (23) – Fabian Anton

Au fil des ans elles t’aimeront, sommaires
volées de filles simples, éphémères,
au corps hautain, aux tempes plus sereines,
aux seins plus durs, aux hanches plus pleines
de douces arômes que la nuit amène,
et même alors je saurai que je t’aime.
Aux journées de février, au petit matin,
vous boirez le café, vous émiettez le pain,
par le lit infini vous apaiserez soucis
qui jour après jour se sont rassis,
tu seras plus heureux que ne l’étais
aux heures de nos longues séances de thé,
leur souriras, en leur mentant que tu es bien,
mais ta pensée sera toujours la mienne.
Entre ces temps tu en auras autour
foules, tramways, effrois, paroles, jours,
et des grands livres, des doigts effilés,
mais ne pourras jamais de pourchasser
cette ombre mauve qui toujours nous lie.
Oh fab, je sais que même si tu auras envie,
et même si le voudras, tu ne pourrais
du corps notre histoire t’enlever.
Au fil des ans elles t’aimeront, sommaires
volées de filles simples, éphémères…
*
traduit du roumain par Tudor MIRICÃ
*
Lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-w0

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