Petre Anghel – Pâturage étoilé

Au printemps et en automne
J’accompagnais mon grand-père paternel
Aux champs,
Il lui fallait quelqu’un qui guide les chevaux
Pendant qu’il labourait le premier sillon.
Grand-mère était tout âme,
Mais avec des principes,
Disait-elle que l’homme (voire le mari)
S’occupe aux champs
Et elle, la rombière, à la maison.

Moi-même j’étais pas n’importe qui,
Car devenu un chiot
J’imposais des conditions.
J’y vas, disais-je, mais je ne guide pas les chevaux
Par les rennes,
C’est tézigue qui le fais,
Et je tiens les bras de charrue,
Et après avoir écrit le premier sillon,
Moi je m’assieds dans le char
Et regarde les nuages
Et les gaufres,
Et tézigue poursuis ton labour.

La terre soulevée
Me couvrait les pieds jusqu’aux chevilles,
Pas les deux à la fois,
Mais au rythme éternel des
Chevaux dieux :
Un pas, une mort,
Autre pas, une résurrection.

Dans ces temps-là les tombes n’étaient pas inventées
Et maman me préparait un verger
Au ciel.

*
Traduit du roumain par Cindrel Lupe.
*
Lisez l’original en roumain:

http://wp.me/p1wz5y-wq

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